Supercellule Caniculaire
PHOTOLIVE - ORAGES
Supercellule Caniculaire
Supercellule Caniculaire
Deuxième jour d’orage dans la région après l’épisode de canicule. Cette fois, ce 16 juillet 2026, les indices sont particulièrement favorables aux supercellules et les modèles envisagent un potentiel orageux nettement plus intéressant.
En milieu d’après-midi, les premières cellules se développent sur la Bretagne — ainsi que sur les Charentes, mais ce ne sont pas celles que je décide de chasser — avant de progresser vers le nord de Nantes. Elles sont censées se diriger vers l’Anjou, je décide donc dans un premier temps de rester sur place.
Mais un problème vient rapidement compliquer la chasse : les radars de Nantes et de Cherves (86) sont hors service. Impossible donc de suivre correctement l’évolution et le déplacement des cellules. Je privilégie l’observation directe, comme à l’ancienne.
Alors que les premiers orages commencent à se développer, une cellule périphérique se forme au loin. Son enclume naissante se détache progressivement dans le ciel, offrant un premier aperçu de l’activité orageuse qui gagne la région.
Mais mon attention se porte rapidement sur une autre cellule, beaucoup plus intéressante, qui se développe plus à l’ouest, vers Redon. Elle paraît plus haute et mieux structurée que les autres et se dirige progressivement dans ma direction.
Après l’avoir filmée de loin depuis ma fenêtre, je décide finalement de partir pour me placer non loin de chez moi, en bord de Loire, afin de pouvoir mieux l’observer.
La visibilité est toutefois loin d’être idéale. Le soleil est encore haut et très lumineux, presque dans l’axe de l’orage, ce qui masque une partie de sa structure. Sans radar, je dois donc suivre son évolution à l’œil et espérer ne pas me tromper sur sa trajectoire. Une éventuelle supercellule devrait notamment avoir tendance à dévier progressivement de la trajectoire générale du système.
Plus l’orage se rapproche, plus son enclume commence à projeter de l’ombre et plus ses structures deviennent visibles. La cellule présente alors plusieurs caractéristiques particulièrement intéressantes : de puissants bourgeonnements sur sa ligne d’alimentation, une base bien développée et surtout une activité venteuse impressionnante sur son bord sud.
Je ne distingue malheureusement pas de véritable nuage-mur ni d’activité électrique importante à ce stade. En revanche, les bourgeonnements sont extrêmement vigoureux et l’orage commence à générer de fortes microrafales par intermittence.
L’une d’elles, particulièrement marquée du côté d’Oudon, prend une ampleur impressionnante. Je suis finalement assez content de ne pas me trouver directement dessous !
À mesure que la cellule se rapproche, la structure de la microrafale devient de plus en plus évidente. Un véritable rideau de précipitations descend sous l’orage, tandis que les vents se propagent horizontalement à son avant.
Puis, coup de chance : alors que la cellule arrive à proximité, deux éclairs extranuageux jaillissent à l’avant de l’orage. Enfin de la foudre ! Je suis aux anges.
La microrafale continue quant à elle de s’étaler, donnant une structure particulièrement spectaculaire à l’avant de la cellule. C’est probablement le moment le plus intéressant de la chasse.
En abordant la vallée de la Loire, l’orage commence malheureusement à perdre son unité. De nouvelles cellules périphériques se développent autour de lui et sa structure devient progressivement plus désorganisée.
Je décide alors de m’éloigner afin de pouvoir prendre davantage de recul et photographier l’ensemble de la structure. Mais le repositionnement ne se fait pas sans difficulté : j’essuie une forte chute de grêle en voiture.
Après plusieurs tentatives pour trouver un nouvel emplacement, je finis par constater que la cellule perd rapidement de sa vigueur. Elle se désagrège finalement sur la Loire et disparaît avant même d’atteindre Angers.
Dans ses dernières minutes, une rotation devient toutefois visible dans la base nuageuse, offrant une ultime structure intéressante avant la disparition de l’orage.
Au passage de la cellule, la température chute d’environ 10 °C. Et cette fois, il n’y aura pas d’autres orages derrière.
Après deux journées orageuses, la canicule semble enfin toucher à sa fin. Enfin !
En Vidéo
Un timelapse retrace également l’évolution des orages durant cette journée, depuis les premiers développements à 1 min 05 s — le début de la vidéo étant consacré aux orages de la veille — jusqu’au passage de cette cellule. La microrafale est notamment bien visible vers 2 min 20 s.
Articles
L’orage aura laissé quelques traces de son passage dans le secteur, comme en témoignent les différents dégâts rapportés localement, notamment dans le secteur de Couffé (44) :
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