Chaleur Latente
Comme le dis le vieux adage "Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme". La chaleur latente est une quantité d'énergie sous forme de chaleur qui se calcule lors des changements de phase de la matière (l'eau en l'occurence en météorologie). C'est à dire lorsqu'on passe d'un état liquide à un état gazeux (ou solide) et vice versa.
Convection
La convection est un transport de matière via les déséquilibres thermiques. Lorsqu'on parle d'un fluide, il y a maintien des propriétés de ses parcelles, au cours de son déplacement (Température par exemple dans notre cas). Ainsi d'un point de vue thermodynamique, elle se définie comme étant un transfert d'énergie à l'échelle atomique par déplacement de la matière au sein du milieu.
Force de Coriolis
On connait presque tous les effets de la Force Coriolis : Une déviation vers la droite dans l'hémisphère Nord et une déviation vers la gauche dans l'hémisphère Sud. C'est un élément essentiel dans les processus météorologiques de grandes échelles (synoptique) et leurs mouvements. En revanche comprendre ce qu'est vraiment Coriolis et pourquoi il y a une telle déviation, est beaucoup plus compliqué à se représenter. Après l'énoncé "obscure" de sa définition générale, je vais tenté de vous l'expliquer pas à pas.
Imaginez que vous disposiez d'un grand canon sur le Pôle Nord et que vous y lanciez un obus en direction de l'Equateur. Vous suivez avec une caméra situé sur l'obus son parcours à travers les airs. Du point de vue de l'obus, vous aurez toujours l'impression d'aller tout droit et effectivement l'obus ne change pas de direction, il va toujours tout droit pour lui. De même un observateur par exemple situé dans l'Espace et qui reste statique par rapport à la rotation de la Terre, verra également un obus qui va tout droit de façon totalement indépendante de la rotation de la Terre, comme décrit dans le principe d'inertie d'un repère Galiléen. Mais pour vous situé sur le Pôle, ainsi que pour tout autre observateur situé sur la surface de la Terre, vous verrez une déviation de l'obus en direction de la droite, car la Terre tourne pendant que l'obus va tout droit, de votre point de vue en rotation, vous vous êtes donc éloigné de façon fictive de l'endroit où vous aviez lancé votre obus. Il y a donc bien une déviation vers la droite de l'obus par rapport à la surface de la Terre et il n'atteindra certeinement pas sa cible si vous n'avez pas pris en compte la force de Coriolis lorsque vous l'avez lancé. Effectivement dans un repère en rotation, alors qu'il a une direction uniforme et rectiligne, l'obus se dévie constament dans le sens opposé de rotation de la Terre. Du point de vue de l'obus ou de l'espace, c'est la Terre qui a tourné sous l'obus. Essayez par exemple de marcher droit au-dessus d'un long cylindre qui tourne sur lui-même, vous serez obligé de marcher en biais sur le cylindre pour continuer d'avancer tout droit. Remplacez le cylindre par une sphère, la déviation n'est plus une diagonale en biais mais une courbe, c'est l'Effet Coriolis.
Plus la vitesse de rotation du référentiel est forte, plus la force de Coriolis est forte, mais pour la Terre cette vitesse ne change pas. Plus la vitesse du corps en mouvement est forte, plus Coriolis est faible. Un Corps lancé à très grande vitesse ne subira qu'une déviation faible. La Force de Coriolis est nulle à l'Equateur car la différence entre la vitesse de rotation de la Terre et la vitesse d'un point fixe en rotation sur l'Equateur est la même, ce qui explique qu'à l'équateur seule le gradient de pression créé du vent. A mesure qu'on se rapproche des Pôles, le cercle de rotation d'un point fixe devient plus petit pour faire le tour de la Terre et notre vitesse apparente pour tourner autour de la Terre devient donc de plus en plus faible par rapport à la rotation de la Terre sur elle-même qui elle ne change pas, la différence de vitesse augmente donc, la Force de Coriolis augmente aussi. Plus vous vous rapprochez des pôles, plus la différence entre la vitesse réelle à laquelle vous parcourez le tour de la Terre (qui devient plus faible) et la vitesse réelle de rotation de la Terre (invariable), devient élevée, aussi plus l'angle de déviation dû à la force de Coriolis devient élevé, vous faisant faire des cercles de plus en plus petits, jusqu'à devenir maximal aux pôles, point fixe tournant sur lui-même, ce qui explique le vortex polaire semi-permanent au-dessus des pôles. Une particule d'air en suspension dans l'air et attiré par la force du gradient de pression va donc tout naturellement être de plus en plus déviée de sa trajectoire par la Force de Coriolis, jusqu'à atteindre le point d'équilibre géostrophique.
Il arrive un moment où la Force de Coriolis dévie suffisament la particule d'air pour que cette force finisse par s'opposer completement à la force du gradient de pression. On dit que ce vent résultant de la force de Coriolis et de la force de pression est en équilibre géostrophique car les deux forces s'annulant, il n'est plus soumis à aucune des deux forces. Le vent ne dévie alors plus de sa trajectoire et garde uniformément un mouvement perpendiculaire aux deux forces en équilibre. Un vent géostrophique a donc un mouvement rectiligne uniforme parallèle aux isobares. Mais le gradient de pression sur la Terre lui n'est pas uniforme, les particules d'airs sont attirés de tous les cotés vers les basses pressions. Le vent géostrophique en équilibre entre les 2 forces suit ces isobares courbes également. En raison de la rotation de l'air circulaire autour du centre dépressionnaire ou anticyclonique, s'ajoute alors une force centrifuge (ou « force d'inertie d'entraînement »), le vent géostrophique devient donc circulaire dans le sens cyclonique autour des dépressions et anti-cyclonique autour des hautes pressions.