Voici en guise d'introduction un formidable article d'un spécialiste fondateur des supercellules, résumé et traduit par mes soins. Ceci constitue une très bonne base d'introduction avant de se pencher plus en avant sur les supercellules.
Une supercelulle se définit comme étant un système convectif possédant un mesocyclone profond et persistant. Par « profondément » on entend que les critères de mesocyclonité de l'orage affectent la circulation verticale dans une fraction "significative" de la profondeur de l'orage convectif. Par « persistant » on met cette durée, en rapport à une échelle de temps convective, définie par le temps que prend une parcelle d'air pour s'élever, de la base du courant aérien ascendant, vers le haut (de l'ordre de 10-20 minutes). Un mésocyclone peut être défini comme étant donc une grandeur de vorticité.
Vu du Sud-Ouest, une supercellule classique présente certains éléments visuels communs. (Note : ils ne sont pas tous sur le schéma et leur présence n'est pas tous indispensable.)
Cette base sombre et aux formes nuageuses turbulentes est très souvent sans pluie (parfois tout de même de la grêle ou de la pluie peut s'en échapper mais de façon sporadique). Cette zone généralement au Sud-Ouest et à l'arrière du nuage-mur, constitue l'apport en air chaud du courant aérien ascendant principal.
P-F F : Pseudo-Front Froid
Il s'agit d'un écho radar en forme de crochet à la pointe de la supercellule. C'est un bon signe de mésocyclinité. Un écho en pendant est semblable au crochet à la différence qu'il ne s'enroule pas de façon si prononcé qu'un crochet. Un écho en pendant reste perpendiculaire.
Je ne reviendrais pas trop sur la supercellule classique dans ce chapitre, puisque c'est la catégorie de supercellule que nous avons étudié jusqu'à maintenant. Mais la supercellule classique dans sa forme pure n'est parfois qu'une étape dans son développement. Il existe en effet 2 autres catégories d'Orage Supercellulaire :
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